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Le droit de grève est un sport de combat ! 20 novembre 2008

Posted by kokomag in Edito - KoKomaG.
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Camarade ! Tu as sous les yeux la dernière livraison de KoKomaG, le magazine marxiste d’humour et de variété. Organe de propagande du spectre communiste. Tremble capital !

Lis-le vite et telle l’étincelle engendrant le feu à la plaine fait le passer à tout tes camarades de labeurs !

Et rappelle-toi les paroles du CHE :
« Soyez réalistes : demandez l’impossible. »

Ernesto et Vladimir

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Le droit de grève est un sport de combat !

Comme le dit le Nine, pas de révolution sans conscience de classe et comme le dit la maîtresse,  pas de conscience sans éducation. (Si j’ai bien compris la leçon, lire le syllabus ici : http://www.marxists.org/francais/marx/47-pdc.htm)

Lénine haranguant les ouvriers des usines Poutilov, Printemps 1918. Tableau d'Isaac Brodski (1884-1939)

Lénine haranguant les ouvriers des usines Poutilov, Printemps 1918. Tableau d'Isaac Brodski (1884-1939)

Pour vouloir changer le monde, il faut avoir conscience du monde et de la place qu’on y occupe, à savoir pour Ernest et moi celle d’un « pas grand-chose ».

Sache donc bien Camarade qu’aucune action décisive ne peut s’entreprendre dans l’ignorance des expériences passées.

Depuis le début de cette énième crise capitaliste, le grand méchant patronat à la tête à l’envers à défaut de l’avoir sur le billot.
Ainsi cette semaine nous avons pu entendre l’engeance patronale défendre la thèse socialiste du « droit au travail ». Ce droit de la classe ouvrière qui s’oppose au droit patronal de disposer de ses salariés et qui vise à imposer aux patrons l’obligation de donner un travail décent à tout le monde pour qu’il n’y ait plus d’indigents et que tous nous ayons les moyens de subvenir à nos besoins sans avoir à faire trimer les gosses, le chien et le chat. (Ah non tiens, pas le chat !)

– Et le droit de grève alors, c’est bien beau de travailler mais c’est pas tout…
– J’y viens, j’y viens.

Le droit au travail c’est le droit pour tous les membres d’une société de participer à son bon fonctionnement. C’est le droit qui s’oppose au chômage, à la misère et à l’exploitation.
Dans le socialisme où chacun a un rôle, a son mot à dire et participe à l’économie et à la vie de la collectivité, le chômage devient un non-sens.

En 1914 et 1939 les tenants du pouvoir et de l’argent particulièrement excités ont procédé à de grandes purges parmi les ouvriers excédentaires. Après la Seconde Guerre mondiale, ces méthodes étant devenues difficilement justifiables (quoique) on a mis sur pied le système d’allocation de chômage. Les travailleurs virés, devenus « demandeurs d’emploi allocataires », sont alors à la charge de la collectivité. L’Etat, garant de la stabilité sociale nécessaire à la prospérité du patronat et de ses actionnaires, fait en sorte que les travailleurs privés de leurs revenus par ces mêmes patrons ne remettent pas en cause la juste division des richesses et de la peine en utilisant tantôt de méthodes « douces » (les allocations, la télé et les assistants sociaux) tantôt de méthodes plus « vigoureuses » (police, armée, prisons)

Les allocations de chômage sont de ce point de vue des miettes laissées par le capitalisme pour continuer à exclure une partie de la classe laborieuse et se reposer sur une réserve disponible de « mains d’œuvre » dont il faut bien qu’elles ne crèvent pas de faim… Pour être clair, les allocations de chômage sont la compensation arrachée au patronat en échange de son sacro-saint droit de virer. Ce qu’on peut synthétiser dans la formule suivante : aux patrons les richesses, aux travailleurs la peine.

– C’est donc pour çà qu’on chôme, arrêtons de culpabiliser donc mais le droit de grève alors…
– J’y viens, j’y viens.

Aujourd’hui, la droite patronale (notez qu’il n’y a pas de gauche patronale) reprend le concept de décroissance économique en comprenant: décroissance des salariale. Moins de gaz donc moins de production (enfin surtout pour les chinois) et donc moins de  fric pour les travailleur, imparable !
Çà fait écologique et moderne, très Kyoto et en plus on nous dit qu’on n’a pas le choix.

La méthode la plus usitée pour diminuer les salaires en douce est d’opposer le salaire net (appelé abusivement salaire poche) du salaire brut (Comportant la part patronale et collective assurant les services publics). Le grand méchant patronat parle alors de gabegie dans les coûts de l’Etat surtout en ce qui concerne les allocations (toujours trop élevée et trop longue dans le temps) mais on ne remet pas pour autant en cause les frais engagés en matière de force de l’ordre et de « justice » quand il s’agit de faire embarquer un malheureux piquet de grève au nom du « droit au travail ».

– Le patronat arrive à dire cela sans rire?
– Les patrons n’ont pas d’humour, ils ont la brutalité des nantis.
– Et la grève la dedans ?…

La grève, c’est une des rares manières de combattre efficacement la dictature du capital. Cela permet d’établir un rapport de force favorable aux travailleurs salariés face au patronat et à son garant, l’État. La grève empêche le système capitaliste d’exercer son rapport de production. A savoir l’extorsion du travail par le capital et çà, ça fait mal car ça tape juste.

Dans cette situation le grand méchant patronat et ses nervis ont d’habitude recours à la force et à la menace afin de casser le mouvement au plus vite. Malgré cela, ce moyen d’action s’est révélé le plus souvent payant et à permis nombre de conquête sociale et de victoire plus que symbolique. C’est donc le premier droit qui sera attaqué en cas de « crise » car sans cette arme décisive, plus de résistance possible, d’où l’indispensable nécessité d’exercer ce droit aussi souvent que possible afin d’éviter qu’il ne s’use, même s’il faut pour cela de temps à autres péter la g___ à quelques « jaunes ».

À la semaine prochaine et d’ici là Camarade reste fort face à l’agression capitaliste !

Vlad et Ernest

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Commentaires»

1. Education ! Révolution ! « Kokomag's Blog - 11 mars 2011

[…] Comme le dit le Nine, pas de révolution sans conscience de classe et comme le dit la maîtresse,  pas de conscience sans éducation. (Si j’ai bien compris la leçon, lire le syllabus ici : http://www.marxists.org/francais/marx/47-pdc.htm ). Le droit de grève est un sport de combat ! – https://kokomag.wordpress.com/2008/11/20/le-droit-de-greve-est-un-sport-de-combat/ […]

2. Parce que je suis un enfant de l’école publique « KKmG – Hebdo - 9 avril 2011

[…] Comme le dit le Nine, pas de révolution sans conscience de classe et comme le dit la maîtresse,  pas de conscience sans éducation. (Si j’ai bien compris la leçon, lire le syllabus ici : http://www.marxists.org/francais/marx/47-pdc.htm). Le droit de grève est un sport de combat ! – https://kokomag.wordpress.com/2008/11/20/le-droit-de-greve-est-un-sport-de-combat/ […]


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