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Titanic, an 01 ! 15 janvier 2009

Posted by kokomag in Edito - KoKomaG.
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Camarade ! Tu as sous les yeux la dernière livraison de KoKomaG, le magazine marxiste d’humour et de variété. Organe de propagande du spectre communiste.
Chaque semaine il te livre la ligne juste qui te permet de te guider dans ta longue marche vers la révolution.

  • Lis-le vite,
  • Reproduis-le en de nombreux exemplaires,
  • Et redistribue le tel un virus marxiste au sein de la bulle internet.
  • Ensuite, pendant tes heures de boulots et à l’insu de ta hiérarchie, rédige un poème d’amour pour l’être dont ton coeur s’est épris !

« KoKomag, rien vu de mieux depuis la nouvelle gazette rhénane ! »
Validimir Ilitch Oulianov

Vladimir et Ernesto
*****************

Titanic, an 01 !

La crise touche tout le monde mais dans notre économie Titanic, le kapitalisme, le nombre de victimes est énorme pour les « fonds de cale » et diminue quand on s’approche des ponts supérieurs.

Pour le salarié « fond de cale », la crise se traduit par plus de fric pour payer le loyer ou les traites de la maison. Ensuite, plus rien pour l’essence de la bagnole après pour la bagnole elle même, suit le téléphone, les fringues, le chauffage, la lumière, la bouffe c’est… la faim !

Telle une sombre fatalité, le spectre du chômage rôde autour de lui telle la peste au moyen-age,d’aucun en accuse les sorcières et les forces obscures. On « dégraisse » dans l’usine, aujourd’hui c’est lui demain ce sera peut-être toi !

Pour le « sturman », l’officier en col blanc, le cadre qui trade jusqu’à sa propre mère, celui qui a participé à la grande spéculation boursière, la crise aussi peut se traduire par chômage et il peut en ressentir une certaine gène…passagère ! …enfin il l’espère.

Pour celui-ce, pas question de se laisser aller, l’explosion des «sub-prime », çà fait seulement partie du « business as usual » le cycle des fermetures d’usines les bombes sur le tiers mondes, c’est la marche du monde. Son aliénation capitaliste qui lui sert de prêt à penser et de came sociale, lui montre les aspects positifs de cette bonne saignée, le darwinisme social qui élimine les moins productif…pardons compétitif !

Enfin, il reste le porc gras des salons de première classe, le PATRON, l’homme (rarement la femme ) qui dirige les grand conglomérats industriels et financiers, le décideur pas forcément compétent mais «responsable ».

Pour lui, ce contexte particulier dans lequel nous sombrons n’est qu’un avatar normal de l’horreur économique. De toutes manières, il y a toujours l’un ou l’autre secteur de l’économie et de l’industrie qui se porte bien. Les industries d’armement ne semblent pas connaître de
crises graves ces dernières années, les industries pharmaceutiques non plus d’ailleurs.

Pour ce danube de la pensée de l’économie libérale et son armada de lèches bottes appelés abusivement « économistes », la Crise permet avant tout de mettre au pas ses « gens ».

Son postulat de base, c’est que personne ne travaillerais s’il n’est pas contraint de le faire.

Partant du constat, honnête, que les conditions de travail et de salaires qu’ils offrent sont réellement indécents par rapport à ce qu’il en retire lui sans rien foutre, il en déduit que seules les personnes obligées par « la nécessité » son susceptibles de donner un « haut rendement ».

La « crise » alors, arrive donc toujours à un très bon moment, pour démontrer a tous ces démagogues de politiques socialocommunistes, ces syndicalistes fainéants, ces chômeur oisifs qu’une bonne cure de contrainte pour les mettre au travail, afin de maintenir intact l’ordre social.

Alors, par effet de cascade devant le bateau qui s’enfonce et l’eau qui monte, du cadre supérieur jusqu’au travailleur « au noir » en passant par tout les niveaux du salariat et tout les types de contrats et de statuts, l’homme devenu esclave salarié accepte tout les compromis, toutes les compromissions afiin de maintenir le misérable niveau de
confort atteint par sa consommation.

Une voiture à crédit ? La garder à tout prix ! Un deux pièces insalubres au prix fort ? Tout pour garder ce toit au-dessus de ma tête. Une villa de dix chambres hyper bien située ? Pourquoi pas garder cette villa finalement elle me plaît !

Pour maintenir cet esclavage volontaire faire monter la pression sur le niveau social inférieur afin de pouvoir en demander toujours plus aux étages supérieur.

J’ai un travail à durée indéfinie, on le transforme en contrat « mission » à négocier face aux autres éléments « performants ».

J’ai un contrat précaire, il est mit en concurrence avec un travailleurs « au noir ».

Je bosse au black en plus de mes allocations, vlatipas que débarque un travailleur « sans-papiers »…. Pour ce dernier, il existe la menace de l’expulsion et le retour à la case tiers monde ou il sera aussi soumis a une concurrence stricte.

Chacun vit dans une peur « adaptée » à son niveau social, la menace diffuse de l’autre « un peu moins bien loti » qui empêche les solidarités et donc les révoltes.

Évidemment pour le mental c’est dur, pour le psy on parle de société dépressive, d’un point de vue plus sociologique on notera le sentiment d’insécurité induit par cette situation et les pathologies qui en découle stress, dépression, agressivités, individualismes, politique sécuritaire et répressive et je vous épargne le couplet sur l’écologie…bref, chacun pour soi et les vaches pour nous garder !

Dans cette ère de ténèbres dans lequel le kapitalisme s’enfonce toujours un peu plus, une lueur luit tel un phare au milieu de la tempête. Un spectre sourit face à la barbarie. Quelques conspirateurs respirent ensemble et préparent l’an 01 où l’on arrentera tout et ou l’on prendra enfin le temps de réfléchir…regardez le c’est pas triste !

A la semaine prochaine !

Vlad et Ernest

et pour en savoir encore plus un peu pus sur l’économie Titanic

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1510

sur l’an 01

http://www.peripheries.net/article73.html

sur la précarité et le style compétitif

http://www.alternatives-economiques.fr/le-nouvel-esprit-du-capitalisme-luc-boltanski-et-eve-chiapello_fr_art_222_25316.html

sur la misère du monde et l’opportunité de s’en défaire

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Misère_du_monde

http://www.monde-diplomatique.fr/2001/06/PARDO/15271

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