jump to navigation

Extrême droite 2.facho 2 mai 2010

Posted by kokomag in Edito - KoKomaG.
Tags: , , , , , , ,
trackback

Camarade ! Tu as sous les yeux la dernière livraison de KoKomaG, ton magazine marxiste d’humour et de variété. Propagande Bolcheviste à large SPECTRE.

Chaque semaine, il te livre la ligne juste qui te permet de te guider dans ta longue marche vers la révolution.

Lis-le vite,
Reproduis-le en de nombreux exemplaires,
Et redistribue le tel un virus marxiste au sein de la bulle internet.
Ensuite, affirme ton droit à la paresse et au refus du salariat et ne fait RIEN pendant au moins 15 bonnes minutes !

Extrême droite 2.facho

Un homme= une voix !
Un faf= un trou de balle !

Camarade,

Dans la jungle du capitalisme mondial, qui passe pour un ringard est un homme mort. Cet adage est évidemment valable aussi son rejeton terrible à savoir…le fascisme !

Alors, aujourd’hui, pour ratonner avec « efficience » fini les soirées campagnardes en short et chemise brune autour du feu, avec curé féru de phénoménologie arienne et de pti’ djeunes, à faire des croix gammées en macramé. Fini aussi, les cérémonies carnavalesques encagoulées avec croix qui brûle et pendaisons. Il faut faire moderne, conquérir le cyberespace vital, porter un costard « arianni », pratiquer le management « scientologique » et user si possible d’une machine de guerre high-tech.

Malgré ce relooking de pure forme, la recette de base est cependant restée stable sur le principe. À savoir, jouer sur les émotions fortes pour faire passer les concepts les plus réactionnaires possible ! Cela permet de mobiliser la foule au service de la contre-révolution.

KoKomaG, expert reconnu es fascismes en tous genres, te livre donc la recette du IVe Reich :

Trouvez-vous d’abord…. un ennemi ! Il peut être de n’importe quel groupe pourvu qu’il constitue une minorité. Qu’importe qu’elle soit religieuse, sexuelle ou ethnique pourvu que dans votre sphère d’influence, elle soit clairement dominée. Évitez donc les minorités telles que bourgeoisie nationale, famille royale régnante, membres d’un club de golf ou possesseurs de voitures de luxe… çà ne marchera pas.

Préférez plutôt : le juif de l’Allemagne des années 30-45, le Tutsi du Rwanda de 1994…l’Arabe musulman de la France du XXI siècle… bref de pauvres ères

Ensuite, faites l’inventaire de toutes les frustrations, peurs paniques, légendes urbaines et autres croquemitaines dont raffole « l’opinion publique » et collez-en la responsabilité unique et universelle sur votre bouc émissaire « élu » !

Surtout ne définissez pas trop votre victime, çà demanderait de dangereusement réfléchir au bien-fondé de votre dynamique, balancez avec désinvolture que c’est vous qui décidez qui « en est ».
Au départ pour faire passer le « concept » en douceur, usez d’un qualificatif (ex : sale, apatride, rebelle, extrémiste, terroriste, inassimilable…) dont vous abandonnerez l’usage après quelque temps quand « les gens » seront convaincus du bien-fondé de votre «cause ».

Si, contre toute attente, d’aucun vous faisait remarquer que votre démarche est moralement condamnable, huuuuuuuurlez à la haute trahison et à l’atteinte à votre droit sacré à l’autodéfense ! N’hésitez pas ensuite à pratiquer ce dernier de manière immédiate en châtiant « le traître ».

Un seul objectif, faire passer l’idée qu’« ils » constituent pour « nous » un danger mortel contre lequel il faut à tout prix se protéger en prenant « des mesures ». À terme, vous obtenez le remplacement de la politique par la guerre et le remplacement du social par l’état total fruit de la mobilisation générale dans une guerre totale, le paradis en quelque sorte…

Pour le moment, la formule qui a la cote est la suivante :

Islam+Sécurité = extrême droite 2.facho

On peut l’utiliser aussi avec ses dérivées, roms+vol de poules, polonais+salaire de plombier, Iran+arme nucléaire… mais l’équation de base reste la même.

Cependant, l’extrême droite 2.faf apporte tout de même quelque chose de nouveau par rapport à la recette de base :

Au lieu de s’appuyer seulement sur les valeurs classiques de la réaction : identité, traditions, devoir, piété, combat, obéissance, bien, beau, vrai… elle va aussi recycler les valeurs de progrès et d’émancipation sans aucune vergogne. On voit donc nos neofachos se réclamer sans rire de « la démocratie », de « la liberté d’expression », de « l’égalité homme-femme », des «droits de l’homme », de « la laïcité », « liberté sexuelle », mais jamais de « la solidarité » et pour cause !

La Bourgeoisie, classe dominante du système capitaliste, n’est pas avare avec les libertés pour peu que ces dernières prennent une forme privatisable. Que ces valeurs soient traditionnelles, bourgeoises ou même « libertaires » n’a aucune espèce d’importance pourvu qu’elles se soient rendues « bizness compatibles ». Elles sont alors mises au service de la justification morale des injustices sociales. Ces valeurs ne poseront donc « un problème » que lorsqu’elles exprimeront une volonté de résistance de la part des dominés au nouvel ordre mondial et alors là… aucune pitié, lâchez les chiens !

Ainsi, on verra nos neofachos rappeler ad nauseam que leurs « victimes » sont particulièrement imperméables aux idées de démocratie, de sexisme, d’homophobie, de tolérance religieuse, voire de racisme et d’ouverture à la diversité… Tout en se foutant complètement de ces questions « droits de l’hommiste » quand, il s’agit d’examiner leur propre attitude ou celle de leur gouvernement. Ce, deux poids deux mesures, n’est pas pour leur déplaire, car il a pour but d’une part de discréditer le groupe « bouc émissaire » et d’autre part de briser les solidarités possibles qui pourraient s’exprimer envers ce dernier. L’accusation de trahison étant dès lors brandie non pas au nom « du sang et du sol », mais au nom des valeurs modernes de liberté et de civilisation.
Un autre artifice utilisé par nos neofaf de la seconde génération, le « bougnat de service ». Ce dernier est censé prouver la profonde indigence morale de ses «grands frères et petites soeurs » par son zèle particulier à s’assimiler aux coutumes de ses maîtres et à sa capacité à conspuer les tares de ses semblables. Ce dernier dont la valeur est prouvée par la rareté reçoit alors moult honneurs et rétributions de la part de ses nouveaux amis civilisés… Pour peu qu’il sache rester à sa place.

Devant cet arsenal de rhétorique sophistiquée mis au service de la connerie humaine, les armes de la critique marxiste peuvent sembler impuissantes. Cependant, aux grands maux les grands remèdes, Camarade, KoKomaG t’a concocté un remède de cheval contre la bête immonde :

  1. ne pas « débattre » avec des fafs du bien-fondé de leur position, mais simplement affirmer clairement et concrètement sa solidarité avec leurs « victimes », bref prendre résolument et publiquement, à leurs yeux, la figure du traître
  2. refuser toutes réserves ou condition émises en défaveur de cette solidarité quelque soit les tares constatées chez la victime, le capitaine DREYFUS avait beau être militaire, bourgeois et de droite on se devait de partager sa cause sans condition
  3. déconstruire patiemment l’équation diabolique groupe+peur au sein du prolétariat, par la construction de solidarité dans le travail et dans la lutte entre tous les camarades suivant le principe classe contre classe
  4. combattre activement, fut-ce au prix d’alliances avec les forces non-révolutionnaire, à l’éradication du fascisme de tout accès au pouvoir, la maxime de Saint-Just « pas de liberté aux ennemis de la liberté » est ici plus que jamais de mise

Ce remède demande certes du courage politique, mais il est le seul capable de contrer la barbarie fasciste tout en gardant haut et fier le drapeau de la lutte des classes.

À la semaine prochaine !
Vlad, seul debout après ce premier mai des plus festifs

Surmonter le racisme
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2007/09/25/6314803.html

Propagande coloniale à l’épreuve d’histoire-géographie
http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article1489

Publicités

Commentaires»

1. Cernogorskij - 3 mai 2010

L’alliance avec des « forces non révolutionnaires » vaut effectivement mieux que celle avec les sociaux-traîtres… Qu’il était beau le temps où le prolétariat dézinguait les coupoles et coupait la barbe aux curetons. Mais c’est bien connu, tel aime le pope, tel sa femme et tel autre sa fille.

2. Quinquin - 3 mai 2010

Faut-il déduire de la photo des cervreaux que les océaniens en ont un si petit qu’ils sont encore plus cons que les racistes?


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :