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America latina SOCIALISTA ! 8 octobre 2010

Posted by kokomag in Edito - KoKomaG.
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Camarade ! Tu as sous les yeux la dernière livraison de KoKomaG, le magazine marxiste d’humour a satiété. Organe de propagande de la secte communiste S.P.E.C.T.R.E. ! Chaque semaine il te livre la ligne juste qui te permet de te guider dans ta longue marche vers la révolution.

Et rappelle toi les paroles de Rosa Luxemburg :

«A l’heure présente le socialisme est l’ultime planche de salut de l’humanité. Au-dessus des remparts croulants de la société capitaliste on voit briller en lettres de feu, le dilemme prophétique du Manifeste du Parti communiste : Socialisme ou retombée dans la barbarie ! » in « Que veut la ligue spartakiste ? »

VIVA !
America latina SOCIALISTA !

Camarade,
Victoire !

Les nervis fascistes héritiers de la longue tradition d’accueil d’anciens nazis sur le territoire équatorien ont lamentablement échoué leur tentative latino-américaine de putsch de la brasserie et ont dû se rendre à l’évidence : le socialisme est implanté fortement et durablement en Amérique du Sud. Au Venezuela, le PSUV du président Chavez a une nouvelle fois triomphalement remporté les élections législatives. Et il y a fort à parier que le 31 octobre Dilma Vana Rousseff Linhares, la Jeanne d’Arc du groupe de guérilla VAR (avant-garde armée révolutionnaire Palmares), deviendra la seconde présidente socialiste de l’histoire du Brésil.


En effet, le Brésil ce n’est pas seulement le pays de la samba, du carnaval et de la baie de Rio. C’est  aussi 20 ans de fascisme avec ses favelas, ses escadrons de la mort, ses indigenos massacrés dans une forêt amazonienne brûlée. Tandis qu’elle disparaît à  la vitesse de trois terrains de foot par jour, les péons spoliés par les grands latifundiaires rejoignent le nombre des semterra en jurant qu’un jour Chico Mendes sera vengé.

Car depuis l’indépendance du Brésil en 1822, celui-ci a toujours été l’otage d’une bourgeoisie compradore semi industrialisée. A savoir les valets de pisse du capitalisme international, les kapo du tiers monde, exploiteurs ignobles du prolétariat post-colonial enrobant d’un verni nationaliste leur immonde dictature plus ou moins camouflée sous des formes « démocratiques ». Entre les intérêts des grands industriels, les rats des villes,  ou des grands propriétaires terriens, les rats des champs, la mono économie brésilienne a été une succession de monocultures et de mono-manufactures. En fonction de l’évolution des marchés internationaux, l’agriculture a donc été celle exclusive du café, puis du caoutchouc, puis de la canne à sucre, pour terminer par celle de la banane avec en prime la dictature militaire toute bananière à partir du coup d’état de 1964.

Il faut savoir que dès les années cinquante, des groupements de paysans, du Guatemala jusqu’à l’Argentine, commencent à s’interroger sur leurs conditions de vie et leur exploitation par les grandes compagnies US tel que « United Fruit » ou « Monsanto » (le même qui nous empoisonne avec ses OGM). Craignant une « contamination communiste », les impérialistes états-uniens entament donc une politique interventionniste musclée au sein de différents pays d’Amérique centrale et du sud. Cette dernière débouchera sur les sanglantes dictatures militaires des années soixante avec les juntes militaires au Brésil dès 1964, puis en Argentine, au Chili ou encore en Uruguay. Dans les années septante, le seul pays libre d’Amérique latine restait Cuba, libérée du joug US en 1959 par les camarades Fidel, « Che » et leurs barbudos.

Sous la botte des militaires, la résistance populaire se mua aussi en résistance militaire, une lutte sans merci et héroïque fut menée par une partie de l’intelligentsia alliée aux prolétariats urbain et rural. Bien que militairement vaincue, la résistance brésilienne laisse quelques précieux témoignages comme le célèbre manuel de guérilla urbaine de Carlos Marighella (disponible ici : http://www.terrorisme.net/doc/gauche/003_marighella.htm)

Malheureusement, tel Franco ou Salazar, les généraux brésiliens étaient fait pour durer, ils tinrent donc les rênes du pouvoir pendant plus de 20 ans. Cependant, à partir de 1985, une dette gigantesque et une inflation galopante les amenèrent à préparer la transition vers la « démocratie ». Cinq présidents démocratiques soutenus par la bourgeoisie compradore et plus ou moins corrompus se succédèrent alors avec pour charge de maîtriser la dette, de juguler l’inflation et accessoirement rédiger quelques bonnes lois d’amnistie pour les tortionnaires exécutants et dirigeants de la junte. Cette phase de transition démocratique bourgeoise ne prit fin qu’avec l’élection en 2003 du socialiste Luiz Inácio Lula da Silva (dit Lula).

Après huit ans de résistance à la corruption toujours renaissante, aux marchés mondiaux, aux pressions amicales des Etats-Unis et aux menées d’une bourgeoisie toujours avide de reconquista, le camarade Lula passe aujourd’hui la main à Dilma Rousseff. La candidature de l’ancienne guerrillera, emprisonnée trois ans et torturée pendant 22 jours par la junte militaire, leur rappelle que les crimes commis restent encore aujourd’hui impunis.

Pour les paysans et les ouvriers Brésiliens, l’espoir reste vivant et la tâche à accomplir…énorme !

A la semaine prochaine !
Vlad et Ernest

Brésil: élection présidentielle 2010
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/bresil-election-presidentielle-2010_923001.html

Brésil / élection présidentielle : les trois Dilma Rousseff
http://www.latinreporters.com/bresilDilma03102010as.html

Brésil : pourquoi Dilma doit retourner aux urnes
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/221131356/bresil-pourquoi-dilma-doit-retourner-aux-urnes

Brésil 2010 : Observation électorale
http://www.opalc.org/web/index.php?option=com_content&view=category&id=160&layout=blog&Itemid=211&c9ae27c2f1d8f1528bf1ec58a79711c6=7d457fd100c39efc1c795e7c77a67732

La justice refuse de réviser la loi d’amnistie
http://www.courrierinternational.com/breve/2010/04/30/la-justice-refuse-de-reviser-la-loi-d-amnistie

Les militaires demandent réparation
http://www.courrierinternational.com/breve/2009/03/13/les-militaires-demandent-reparation

Un peu de lumière sur la dictature militaire
http://www.courrierinternational.com/breve/2009/05/25/un-peu-de-lumiere-sur-la-dictature-militaire

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