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Sarko c’est fini, bonjours les élections en Grèce 11 mai 2012

Posted by kokomag in Edito - KoKomaG.
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Camarade ! Tu as sous les yeux la dernière livraison de KoKomaG !
Le Rizospastis du S.P.E.C.T.R.E.

Aujourd’hui, retour sur la pays inventeur de la dictature de la majorité, qui lui aussi a organiser des élections dimanche passé, mais qui contrairement à nos édiles n’attendra pas 500 jours pour former un nouveau gouvernement.

N’oublie pas toi non plus d’aller voter, ça fera plaisir à ton collègue de pouvoir aller picoler entre camarades pendant les heures de travail.
Mais si jamais tu fais partie des abstentionnistes, voici un bon petit argument de Roland Topor :

« Je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant. »

Sarko c’est fini, bonjours les élections en Grèce

Pendant que tout le monde avait les yeux rivés sur le combat de coqs français entre la droite dure paprika et la droite gouda à pâte molle, d’autres élections avaient lieu dans le monde. En Serbie mais aussi en Grèce.

La Serbie, tout le monde s’en fout (sauf si : “4 maris morts 27 enfants moi venir bosnie, toi donner….”). La Grèce, on s’en fout aussi, mais comme ça fait quand même partie de l’Union européenne et même de la zone euro, on s’y intéresse quand même un peu… Puis ça a quand même un brin contribué à fonder notre civilisation… D’ailleurs ne fut ce que le mot Europe et transport sur bête

Entonnons donc le Péan. Les médias occidentaux auront surtout insisté sur la montée de l’Aube dorée (parti néo-nazi) qui a fait près de 7% et entre donc au parlement avec 21 députés. Mais ils s’abstiennent de faire un laïus : le LAOS, autre parti d’extrême droite Achéenne — certes moins désagréable — est passé en dessous de la barre des 3% et perd donc tous ses députés.

Cependant, ce sur quoi les médias évitent surtout soigneusement d’insister c’est que SYRIZA — acronyme qui veut dire « Coalition de gauche radicale »  (puisqu’on parle de la Grèce, faisons un peu d’étymologie : radical qui vient de racine) — est devenu le 2e parti en Grèce. Alors que depuis le retour de la démocratie en Grèce, en 1974, le pouvoir avait toujours été partagé entre la droite conservatrice de la « Nouvelle démocratie » et la « social-démocratie » du PASOK. Dans les grandes villes (Athènes, Thessalonique, …), SYRIZA est même devenu le premier parti.

Mais une particularité du système électoral grec (250 sièges sont attribués à la proportionnelle avec en plus un bonus de 50 sièges au premier parti) fait que la Nouvelle démocratie se retrouve avec plus de sièges au parlement que lors des dernières élections malgré qu’ils ont perdu quasi la moitié de leur voix.

À côté de ça, le PASOK — principal responsable des mesures d’austérité de ces 2 dernières années — perd plus de 2/3 de ses voix et quasi 3/4 de ses députés en passant de 44% à 13% et de 160 sièges (majorité absolue à eux seuls) à 41 sièges.

Du coup, on se retrouve avec un paysage parlementaire assez particulier : une minorité « pro-austérité » de 149 sièges (PASOK + ND) et une majorité « anti-austérité » de 151 sièges qui se répartit entre 4 partis allant de l’extrême droite néo-nazie de l’Aube dorée à l’extrême gauche stalinienne du KKE en passant par Syriza et les « Grecs indépendants ». Soyons clair qu’aucun accord n’est possible entre ces quatre là. Si on ajoute que le KKE a immédiatement annoncé une fin de non recevoir à toute négociation avec qui que ce soit, on se retrouve dans un beau labyrinthe mais sans vierges à manger (Ach des facances en Crète NEIN trop cher et puis trop d’accident de parachutismes…).

Dans cette situation, le leader de la Nouvelle démocratie a déjà abandonné les négociations pour former un nouveau gouvernement après quelques heures en passant la main à SYRIZA qui avaient 3 jours (oui aprés ce délai Cristos anesti….) qu’ils comptaient bien mettre à profit pour essayer de trouver une solution improbable. Mais après seulement 2 jours, ils ont aussi déjà abandonné en passant la main — dans l’ordre — au 3e parti, le PASOK. Comme pour les 2 précédents, ils auront 3 jours (L’orthodoxie , la liberté ou la mort….) pour trouver une solution sinon ce sera au président grec, Karolos Papoulias (PASOK également) de trouver une issue.

On se retrouve donc en Grèce dans une espèce de « crise à la Belge » où il est probable qu’il ne sera pas possible de former un gouvernement rapidement — c’est toujours ça de gagné, entre temps, pas de mesures d’austérité — et où quelques jours après les élections, déjà anticipées, on commence déjà à envisager de nouvelles élections pour le 17 juin…

Vlad & Ernest (passent des vacances dans le Peloponèse)

Et en prime les résultats détaillé par circonscription : http://www.igraphics.gr/en/multimedia/2012/05/elections2012

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Commentaires»

1. kokomag - 20 mai 2012

Et pour ceux qui ne connaisse pas encore « Loukanikos » the greek riot dog from Athens

et pour les fan de Loukanikos:
http://www.loukanikos.com/


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